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SAUVONS LE BOIS DE BOULOGNE

SAUVONS LE BOIS DE BOULOGNE

Contre le Centre d'Hébergement Allée des Fortifications, Porte de Passy

Comme Calais, le Bois de Boulogne et le 16ème vont avoir leur jungle de réfugiés

Comme Calais, le Bois de Boulogne et le 16ème vont avoir leur jungle de réfugiés

Comme Calais, le Bois de Boulogne et le 16ème vont avoir leur jungle de réfugiés

PUBLIÉ PAR NANCY VERDIER LE 18 MARS 2016

La Mairie de Paris dirigée par la socialiste Anne Hidalgo et sa clique Ecolo – Front de Gauche, a décidé de punir les riches.

Elle s’attaque à l’ouest parisien, aux quartiers aisés et chics du Ranelagh et de La Muette, considérés comme « ghettos de riches », pour y insuffler « un peu de mixité sociale », et au passage faire écrouler le prix de l’immobilier et attaquer le patrimoine des propriétaires, lutte des classes oblige.

Sans consultation ni des élus locaux – Claude Goasguen a appris la nouvelle par la presse – ni de la population locale, la Mairie vient de voter le projet de construction d’un « ghetto de pauvres » en plein Bois de Boulogne.

Il s’agit de cinq bâtiments en bois, destinés à accueillir 200 migrants en attente d’un statut de demandeurs d’asile et quelques SDF, histoire de montrer que l’on s’intéresse aussi aux Français mal en point. L’endroit se situe sur les chemins de l’allée des Fortifications, qui jouxte le boulevard des Maréchaux, à deux pas de l’Hippodrome d’Auteuil et des jardins du Ranelagh, où les enfants en bas-âge courent et jouent en toute tranquillité…. pour le moment !

Naturellement, ce projet soulève un tollé général dans tout le 16ème arrondissement. Une pétition qui aurait déjà recueilli plus de 50 000 signatures, circule actuellement.

Madame Hidalgo, quand on est maire d’une ville capitale comme Paris, on essaie d’en faire un lieu attractif pour les habitants et les touristes. Or il n’existe aucun projet grandiose pour la ville de Paris qui finit par ressembler à une ville de province, cernée d’une énorme banlieue. La vie y est de moins en moins sûre et conviviale, les salles de spectacles et les restaurants peinent à se remplir, les boutiques ferment, les belles vitrines se vident faute de clientèle aisée, les joailliers attendent le prochain hold-up, la circulation automobile est devenu un vrai casse-tête, les places de parking sont rares et chères, et les impôts ne cessent d’augmenter. Seuls les motards, les cyclistes et les adultes en trottinettes se sentent à l’aise, un peu comme les bronzés de Paris-Plage.

Bref, comme disait Eddy Mitchell dans une récente interview : «A Paris il ne se passe rien» à part quelques galas et défilés de mode très fermés, les déplacements de Hollande et de ses illustres invités, mais pour les citoyens « normaux », restent l’insécurité quotidienne, les attentats, les agressions en tous genres, l’état d’urgence, les hurlements de sirènes, la bousculade dans les métros, les trains de banlieue, les grèves, les manifestations quasi quotidiennes de taxis, d’étudiants ou de salariés, et un afflux de migrants qui commencent à être très visibles, comme sous la station de métro Stalingrad, où vivent et dorment plus de 400 personnes dans des conditions d’hygiène déplorables.

Claude Goasguen, le maire du XVIe arrondissement, interrogé par le Figaro, ne cache pas son agacement et déplore le diktat de la Mairie :

«Je n’ai pas reçu le moindre coup de téléphone de madame Hidalgo afin que l’on discute de tout ça. La mairie de Paris considère le bois de Boulogne comme une réserve foncière. Ce projet est une énorme erreur, et un stupide buzz médiatique. J’ai proposé d’autres lieux plus adéquats, mais personne ne semble disposé à discuter…».

Autres aspects, Le terrain n’est pas viabilisé.

Il en coûtera près de 500 millions d’Euros à la charge de l’état et 8 millions à la charge des habitants du 16ème. N’est ce pas magnifique ? Les habitants du 16e vont payer pour ce dont ils ne veulent pas comme on creuse la tombe où l’on va vous enterrer vivant.

Le site choisi empiète sur le Bois de Boulogne, qui est un site classé depuis 1957 et une zone urbaine verte non constructible. Il est loin de tout commerce, et les riverains craignent que les migrants passent leur temps à errer dans les rues adjacentes et tranquilles du 16ème et drainent d’autres populations qui installeront des tentes. Et la suite, on l’imagine en regardant Calais : dégradation de l’environnement, dévaluation de l’immobilier, cambriolages, trafiques illicites, mise en danger de la population.

La mairie de Paris et sa clique de gauchistes avaient déjà expérimenté une aberrante politique de mixité sociale en important dans le 15ème arrondissement des cas sociaux issus des arrondissements « populaires » ou des banlieues « sensibles ».

C’est ainsi que le quartier très calme de Balard où vivait une population de cadres moyens, d’employés et de retraités est devenu, 15 ans plus tard, le fief de la racaille et des dealers de shit.

Une récente réunion « d’information » organisée dans un amphithéâtre de l’université Dauphine a tourné au fiasco et a été interrompue sous les éclats de voix, les injures et les cris réclamant la démission de Mme Hidalgo.

L’Oeil du 20h : Foire d’empoigne dans le 16e contre un centre d’hébergement d’urgence

Sophie Brocas, sous-préfète de Paris venue expliquer le projet est traitée de « salope !«

L’architecte du projet, Guillaume Hannoun, est traité de « menteur » et de « fils de pute« .

Des manifestants restés à l’extérieur faute de place font irruption dans l’amphithéâtre aux cris de « Hidalgo démission », et promettent de lancer des recours :

« Les gens du 16ème sont réputés rester le cul dans leur fauteuil, à regarder la télé et manger du caviar, mais ils défendent leurs intérêts comme les autres« .

Laurent Batsch, le président de l’université Paris-Dauphine, sous les huées et les sifflés décide alors de mettre fin à la réunion: « Vous en êtes à insulter votre hôte (…) Dans ces conditions, cette réunion s’arrête à l’instant présent. Je vous demande d’évacuer ».

La détermination de la mairie de Paris reste entière

Les élus PS et Vert défendent le projet et promettent qu’au terme d’un permis « précaire » de cinq années, l’espace sera « végétalisé » (c’est le terme à la mode), mais qu’au moins entre-temps, ils auront participé à la « solidarité collective ». L’adjoint au maire PCF chargé du logement, Ian Brossat, conclut que la « détermination » de la mairie de Paris « reste entière ».

De son côté, le maire du 16ème l’a annoncé, « il y aura des manifestations, des recours devant les tribunaux ».

L’association Aurore a été désignée par la mairie comme maître d’oeuvre des futurs travaux, et assurera par la suite la gestion du centre d’hébergement. L’endroit est destiné à des familles en attente d’un logement stable, ou des personnes isolées SDF. L’un des bâtiments comprendra un réfectoire et « une équipe de 35 travailleurs sociaux sera présente sur place 24H/24, pour assurer la gestion du centre et veiller à ce qu’il n’y ait aucune nuisance pour les habitants », affirme la mairie. — On le voit, les migrants c’est un nouveau business.

Entre copains, on s’organise

L’avis favorable du permis de construction sur site classé a été délivré sans difficulté par la commission départementale de la nature des paysages et sites (CDNPS). Il semble bien que le permis de construire soit déjà signé après accord du Conseil de Paris et aval de la ministre de l’Environnement, Ségolène Royal. L’affaire est donc entérinée. Une dictature ne ferait ni mieux, ni moins bien. La livraison des bâtiments modulaires est prévue pour les mois d’avril-mai prochains.

Dans le même temps, La région Ile-de-France, présidée par Valérie Pécresse (Les Républicain), a adopté jeudi la suppression du financement de logements « très sociaux » dans les communes qui en ont déjà beaucoup, une mesure dite « dispositif anti-ghettos », adoptée par 134 voix pour (la majorité LR-UDI-MoDem et le FN), et 63 contre (PS, EELV, FG, Radicaux de gauche).

Comme quoi, il ne faut pas désespérer. Quand le 16ème sera saturé en « mobiles homes » et « cabanons » très sociaux, cette nouvelle loi, jouera à plein. Mais Paris déjà réputé pour sa crasse, – au point que des ouvriers japonais tiennent à y faire le ménage pour que les Tours Opérateurs puissent continuer à déverser leurs flots de visiteurs nippons – disparaîtra peut-être sous les immondices des migrants venus du monde entier…..comme à Sangatte, comme dans la jungle de Calais.

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