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SAUVONS LE BOIS DE BOULOGNE

SAUVONS LE BOIS DE BOULOGNE

Contre le Centre d'Hébergement Allée des Fortifications, Porte de Passy

ALLEE DES FORTIFICATIONS : LA PARTIE EST LOIN D’ETRE FINIE

ALLEE DES FORTIFICATIONS : LA PARTIE EST LOIN D’ETRE FINIE

Les associations de défense du Bois de Boulogne ainsi que certaines copropriétés riveraines du Bois de Boulogne ont attaqué au fond le permis de construire du centre d’hébergement de l’Allée des Fortifications, non pas pour s’opposer au projet solidaire auquel il entend répondre mais simplement parce qu’il porte atteinte à un espace vert essentiel , le site classé du Bois de Boulogne.

Ce projet cumule en effet deux illégalités : il est construit sur une route du Bois de Boulogne qui aurait dû être préalablement déclassée après une enquête publique ; il revient à déclasser une partie d’un site protégé, ce que seul un décret en Conseil d’Etat pouvait faire après avis de la Commission supérieure des sites.

Parce que ces constats, issus de la simple observation des lois, ont été confirmés par les experts du sujet, nous avions accompagné nos recours d’une demande de suspension des travaux de construction du centre, en attendant que le jugement au fond intervienne.

L’ordonnance de référé rendue ce matin n’a pas donné droit à notre demande. Nous le regrettons mais cette ordonnance s’impose à nous, sauf cassation. Les travaux vont donc se poursuivre.

Le juge des référés, qui est le juge de l’urgence et non du fond, a pris acte de l’impérieuse nécessité invoquée conjointement par la Ville et le Préfet de Région, mobilisés côte à côte : à en croire les représentants autorisés des pouvoirs publics, y compris celui de la Ministre de l’Ecologie, la seule solution pour répondre à l’urgence sociale mise en avant est de construire dans un site classé.

Quoi qu’on en pense, ce sont des paroles officielles. Le juge des référés ne pouvait les démentir.

L’une de nos associations membres, l’AVQPMD, avait aussi perdu en référé dans l’instance l’opposant à la Ville de Paris contre l’installation du cirque Romanès, square Parodi, espace vert qui fait aussi partie du Bois de Boulogne. Ce qui ne l’a pas empêchée, quelques mois après, de gagner au fond et d’obtenir l’annulation de la convention d’occupation du domaine public. Toute partie se joue en plusieurs manches !

En effet, si les référés passent, les illégalités demeurent.

D’ores et déjà, sous la pression de notre mobilisation collective et de nos contentieux, le projet n’est plus ce qu’il était initialement et les engagements pris par la Ville et l’Etat sont devenus des actes officiels et des pièces de procédure qui leur seront opposables : la durée du projet a été ramenée à 3 ans, le démontage des installations interviendra au terme de l’autorisation, le site sera reboisé, la partie de l’Allée non mobilisée par le CHRS sera rendue à la promenade piétonne …

Tant de contraintes pour simplement ne pas reconnaître une erreur quant au choix du site !

Ce projet aurait pu être conçu pour réunir, il a été fait pour diviser. La responsabilité en incombe exclusivement à ses promoteurs politiques, et nullement aux défenseurs du Bois de Boulogne ni aux habitants du 16ème arrondissement.

Mal conçu, le projet est – et c’est le sens de notre combat – mal localisé. Personne ne peut croire que la seule solution pour accueillir un projet solidaire, c’est de construire sur une route, dans un site classé : un espace vert public destiné à n’être ni construit ni privatisé, parce que sa vocation, depuis 1852, est d’être un lieu de détente et de promenade publique.

Nous allons donc, et plus que jamais, continuer à nous battre.

Dans les prochaines semaines, nous organiserons à la mairie du 16ème arrondissement une réunion d’information destinée à nos adhérents et sympathisants. Nous parlerons du présent mais aussi du futur.

Nous tenons d’ici là à remercier sincèrement tous ceux et toutes celles qui se sont battus avec nous pour défendre le Bois de Boulogne. A tous et à toutes, nous les assurons de notre attachement indéfectible à cette grande cause d’intérêt général.

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