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SAUVONS LE BOIS DE BOULOGNE

SAUVONS LE BOIS DE BOULOGNE

Contre le Centre d'Hébergement Allée des Fortifications, Porte de Passy

Les Articles de Presse parus

  • Article de Christophe Palierse, publié le 22/05/2016 dans Le Monde et sur www.lesechos.fr

Roland-Garros : une ouverture sous haute tension pour la Fédération française de tennis

 

Ce dimanche s’ouvrent les Internationaux de France de tennis, sur fond de contestation du projet d’agrandissement, et d’une enquête du parquet financier.

Alors que son premier tour démarre ce dimanche au célèbre Stade Roland-Garros de la Porte d'Auteuil à Paris, l'édition 2016 des Internationaux de France de tennis s'inscrit, l'air de rien, dans un contexte pour le moins délicat pour son organisateur, la Fédération française de tennis (FFT).

Bien plus qu'une météo qui s'annonce capricieuse - tout au moins pour les prochains jours -, ou les forfaits de Gaël Monfils et du champion suisse Roger Federer, l'une des têtes d'affiche du « French Open » depuis des années, la FFT est tout à la fois confrontée à l'opposition - qui ne faiblit pas - à son projet d'agrandissement-modernisation de son complexe parisien mais aussi à une enquête préliminaire à tiroirs du parquet national financier.

S'agissant du « Nouveau Roland-Garros », le tribunal administratif de Paris lui a adressé un nouveau « passing-shot » en mars en ordonnant la suspension des travaux d'extension du stade dans la partie - sujette à forte mobilisation - des serres d'Auteuil. Les travaux, débutés en octobre 2015, avaient déjà été gelés par une première action en justice. La procédure est loin de s'achever puisque sont attendues non seulement une décision du Conseil d'Etat sur la procédure en référé mais aussi un jugement du tribunal administratif sur le fond, ce dernier étant attendu pour fin 2016.

Au même moment, le tribunal se prononcera aussi sur le fond quant à un recours en nullité du permis de construire de la partie historique de Roland-Garros. Sans parler du contentieux entre la FFT et les héritiers de l'architecte ayant conçu les serres, Jean-Camille Formigé. Dans l'immédiat, la fédération continue de faire bonne figure, ne considérant pas son projet, aujourd'hui chiffré à 358 millions d'euros, menacé. « Que l'on ait le court dans les serres, en 2018 ou en 2019, cela aurait peu d'impact. Le calendrier global, soit l'échéance 2020, n'est pas décalé », assure ainsi son directeur général Jérémy Botton.

Soupçons de malversations et de trafic d'influence

A contrario, ce dernier admet que l'enquête préliminaire, ouverte par le parquet national financier le 19 mars sur des soupçons de malversations et de trafic d'influence, « ne donne pas une bonne image de la fédération ». D'autant qu'elle s'est déjà traduite le 3 mai par des perquisitions au siège de la FFT et au domicile de son président, Jean Gachassin, entre autres.

L'affaire a été lancée par les services de l'Inspection générale du ministère de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, dans le cadre d'un rapport, au préalable de routine, sur la fédération. Les inspecteurs ont fini par saisir le parquet au vu des éléments recueillis. Leur note d'étape, dont « Le Canard enchaîné » a révélé des extraits dès le début de l'année, mettait notamment en cause Jean Gachassin, qui terminera son dernier mandat en février 2017. L'ex rugbyman se fait « plaquer » au motif de revente de billets du tournoi. Mais là où l'affaire se corse est qu'elle concerne aussi les conditions d'attribution du marché relatif au « Nouveau Roland-Garros »... En clair, le vent se lève du côté de la porte d'Auteuil, où se situe aussi le siège de la FFT, alors même que son tournoi planétaire « ne s'est jamais aussi bien porté », aux dires de son directeur général.

Le ministère veille

Son chiffre d'affaires, qui a crû de 36 % en cinq ans et même de 70 % depuis 2007, avoisinait ainsi 200 millions d'euros l'an dernier, précise Jérémy Botton, et ce avec une marge de 75 millions. Une enveloppe qui est consacrée à hauteur de 50 millions d'euros au développement du tennis tricolore, le solde étant dédié à l'investissement dans le Stade Roland-Garros.

En substance, avec l'éventuelle mise à nu définitive de faits délictueux plus ou moins graves, les interférences voire l'enlisement du projet d'agrandissement-modernisation du complexe de la Porte d'Auteuil, censé assurer son futur, la FFT paraît menacée d'implosion.

A ce stade, le ministère des Sports, qui suit de près sa situation, ne fait pas commentaire. « Prudence et fermeté », fait-on simplement savoir au cabinet de Patrick Kanner, où l'on souligne que la « procédure » pouvant découler de cette affaire, pour ne pas dire ces affaires, « peut-être lourde ».

Si la remise du rapport général de l'Inspection générale du ministère sur la fédération est attendu pour la fin juin, de « bonnes feuilles » ont déjà été transmises non seulement au parquet, mais aussi au ministre, et à son secrétaire d'Etat en charge des sports, assure une source bien au fait du dossier FFT.

 

  • Lettre ouverte de Pierre Farge sur l'installation d'un centre d'hébergement dans le Bois de Boulogne, publiée le 21/04/2016, en réponse à Morane Shemtov et Pierre Cazeneuve. 

Lettre disponible ici <

 

Chère Morane,

En octobre 2015, et encore aujourd'hui, j’étais dans le camp de Calais pour assister les réfugiés dans leurs demandes d’asile et dénoncer le désengagement de l’Etat dans la crise migratoire européenne. 
Après ces jours et ces nuits passées au bruit des bulldozers et des sirènes, de l’odeur des poubelles et des lacrymogènes, me voici de retour dans le XVIème comme on dit, avec un début de légitimité pour parler de la réalité boueuse des migrants et témoigner de cette réunion à l'Université Paris-Dauphine.
Comme la moitié des riverains, j’ai d’abord été refusé à l’entrée. Pour autant, je n’ai vu autour de moi aucune révolte mais de l’indignation.
Pendant que cette foule prenait son froid en patience, j’ai réussi à pénétrer, à la faveur d’un agent de sécurité, à l’intérieur de l’établissement, puis, à la faveur de Laurent Batsch, dans l’amphithéâtre où se tenait le débat. Et je n’ai pas retrouvé les nantis extrémistes que vous décrivez.
On a toujours tort d’être en colère. Les circonstances qui provoquent cette colère ne l’excusent pas mais permettent de l’expliquer.

  1. Le bois de Boulogne n’est pas constructible. La mairie de Paris construit. 
  2. Les principes chers à notre République dans le culte, au moins verbal, des droits de l’Homme imposent de discuter avant de décider. La mairie de Paris décide avant de discuter. 
  3. Lorsque l’on organise un débat public, le bon sens impose d’ouvrir les portes à cet entier public. La mairie de Paris ne l’a pas permis. 


En somme, en droit, on construit sur de l’inconstructible, on débat après avoir voté et l'on invite au débat après avoir placé la moitié des participants, contre toute attente, hors d’atteinte.
On bafoue la loi au prétexte de nobles fins et l’on continue de mentir sur la durée de ce centre d’hébergement provisoire qui n'a de provisoire que le nom. Car vous le savez, ce projet sera un nouveau Vincennes reconduit après cinq ans. 

  • Parce qu’il est essentiel de faire « entendre une autre voix » dites-vous, commençons par celle des élus locaux et des riverains. Le « respect d’autrui », « l’accueil » et le « partage » commencent là ;
  • Parce qu'il est bon de s'engager pour soutenir « quelque chose » poursuivez-vous, engageons-nous p ar une approche plus juridique que politique ;
  • Et parce qu’avant de loger deux cents migrants dans le XVIème, il faut consacrer toute notre énergie aux trois millions qui arriveront en Europe d’ici la fin de l’année ;

Discutez et partagez avant de décider. 


PF

 

 

Un camp pour SDF dans le 16ème arrondissement de Paris: "Une façon de s'en prendre à un symbole"

En décembre dernier, le Conseil de Paris s'est prononcé favorablement à la création d'un centre d'hébergement pour les sans-abri dans le très chic 16ème arrondissement de Paris. Mais, à l'heure où le permis de construire devrait être bientôt délivré, les riverains font part de leur colère ce lundi sur RMC. Bourdin Direct est une émission d’information dans laquelle interviennent en direct les acteurs de l’actualité.

 

> Vidéo disponible ici <

  • Article de , publié le 14/03/2016 sur rmc.bfmtv.com

 

Un camp pour SDF dans le 16ème arrondissement de Paris: "Une façon de s'en prendre à un symbole"

TEMOIGNAGES - En décembre dernier, le Conseil de Paris s'est prononcé favorablement à la création d'un centre d'hébergement pour les sans-abri dans le très chic 16ème arrondissement de Paris. Mais, à l'heure où le permis de construire devrait être bientôt délivré, les riverains font part de leur colère ce lundi sur RMC.

Expliquer et apaiser… Ce lundi, une réunion publique est prévue à l'Université Paris-Dauphine à 19h pour évoquer un projet très controversé: la création d'un centre d'hébergement pour SDF dans le 16ème arrondissement de la capitale. Le projet, financé par l'Etat et la ville, a été adopté par la mairie de Paris en décembre dernier. Il a obtenu depuis l'aval de la ministre de l'Environnement, Ségolène Royal. Alors que le permis de construire devrait être délivré dans les prochains jours, les riverains de l'arrondissement le plus chic de la ville sont en colère.

"On risque des agressions"

Rencontré par RMC à l'entrée du bois de Boulogne, non loin de là où devraient être installés les six préfabriqués en bois d'un ou deux étages et prévus pour accueillir 200 personnes, Christophe Blanchard-Dignac distribue des tracts "Pas de jungle comme Calais au Bois de Boulogne". Le message est donc clair: "Ici, ce n'est pas un endroit fait pour habiter. C'est un endroit fait pour se promener, se détendre", explique-t-il sur RMC.

"Là où il y a aujourd'hui des poussettes, des enfants, des personnes qui promènent leur chien, des cyclistes… Il y aura demain des grillages et des baraques de chantier", regrette-t-il encore. Un centre d'hébergement pour sans-domicile fixe, au pied des immeubles cossus: ce projet est porté par la maire socialiste de Paris, Anne Hidalgo. Mais il fait grincer des dents les riverains. "On risque des agressions. On sera moins en sécurité", estime Nicole.

"Partager l'effort de solidarité"

"Je pense que s'ils ont choisi le 16ème ce n'est pas par hasard. C'est un pied-de-nez, une façon de s'en prendre à un symbole: les quartiers huppés, poursuit-elle, agacée. Pourquoi est-ce qu'on ne le mettrait pas à côté de chez Mme Hidalgo? Je pense que ce serait bien…" Le centre est prévu pour trois ans et, que cela plaise ou non aux habitants, la mairie de Paris est bien décidée à l'ouvrir avant l'été. "A chaque fois que l'on a voulu produire du logement social dans le 16ème arrondissement, il y a eu des résistances, rappelle Ian Brossat, adjoint au maire en charge du Logement. A chaque fois, la ville de Paris a tenu bon et elle a eu raison".

En effet, selon lui, "il ne peut pas être acceptable que l'on concentre systématiquement la pauvreté au même endroit. On a besoin de partager l'effort de solidarité et le 16ème arrondissement n'a pas vocation à être une citadelle interdite". A noter qu'à Paris, il existe 9.700 places d'hébergements d'urgence pour les personnes en difficultés. Mais seules huit d'entre elles se situent dans le 16ème arrondissement.

 

  • Article de  publié le 11/03/2016 sur www.bfmtv.com

Un centre d'hébergement au bois de Boulogne? Le très chic XVIe s'affole

 

Dans le XVIe arrondissement parisien, l'installation d'un centre d'hébergement d'urgence pour migrants et SDF en lisière de bois de Boulogne, fâche les riverains.

Un centre d'hébergement pour sans-abri et migrants en lisière du bois de Boulogne? Une perspective qui affole le très chic XVIe arrondissement, plus de 40.000 riverains ayant signé une pétition contre un "nouveau Sangatte", avant une réunion publique lundi qui s'annonce houleuse.

Le XVIe arrondissement, ses immeubles cossus, son bois verdoyant et entre les deux... son centre d'hébergement, six bâtiments modulaires installés sur une allée qui sera fermée à la circulation. Un projet porté par la mairie de la capitale, qui devrait permettre à 200 personnes d'être logées d'ici cet été pour trois ans mais qui fait tousser une partie de leurs futurs voisins.

Des riverains mués en défenseurs de l'environnement

"C'est un endroit qui n'est pas fait pour habiter", avance Christophe Blanchard-Dignac en désignant l'allée des Fortifications, en bordure du bois, où circulent cyclistes et autos. Cet ex-PDG de la Française des jeux s'est mué en défenseur de l'environnement. Il préside la coordination pour la sauvegarde du Bois de Boulogne, vent debout contre le projet.

"On est une des villes qui a le moins d'espaces verts et on les grignote", s'insurge le sexagénaire en costume vert. "C'est facile, les arbres ne se défendent pas". Mais l'argument écologique n'est pas le seul.

Christophe Blanchard-Dignac évoque aussi la proximité avec la piscine municipale d'Auteuil, expliquant que "des parents ont peur": "avec les violences qu'il y a eu à Sangatte et en Allemagne...". Et il dit s'interroger aussi sur l'intégration des futurs hébergés: "est-ce que les gens seront à l'aise dans un quartier où les prix sont élevés?"

 

 

Paris (AFP) - Un centre d'hébergement pour sans-abri et migrants en lisière du bois de Boulogne? 

Une perspective qui affole le très chic XVIe arrondissement, plus de 40.000 riverains ayant signé une pétition contre un "nouveau Sangatte", avant une réunion publique lundi qui s'annonce houleuse.

Le XVIe arrondissement, ses immeubles cossus, son bois verdoyant et entre les deux... son centre d'hébergement, six bâtiments modulaires installés sur une allée qui sera fermée à la circulation. Un projet porté par la mairie de la capitale, qui devrait permettre à 200 personnes d'être logées d'ici cet été pour trois ans mais qui fait tousser une partie de leurs futurs voisins.

"C'est un endroit qui n'est pas fait pour habiter", avance Christophe Blanchard-Dignac en désignant l'allée des Fortifications, en bordure du bois, où circulent cyclistes et autos. Cet ex-PDG de la Française des jeux s'est mué en défenseur de l'environnement. Il préside la coordination pour la sauvegarde du Bois de Boulogne, vent debout contre le projet.

"On est une des villes qui a le moins d'espaces verts et on les grignote", s'insurge le sexagénaire en costume vert. "C'est facile, les arbres ne se défendent pas".

Mais l'argument écologique n'est pas le seul. M. Blanchard-Dignac évoque aussi la proximité avec la piscine municipale d'Auteuil, expliquant que "des parents ont peur": "avec les violences qu'il y a eu à Sangatte et en Allemagne...". Et il dit s'interroger aussi sur l'intégration des futurs hébergés: "est-ce que les gens seront à l'aise dans un quartier où les prix sont élevés?"

- 'Le choc de la découverte' -

Le maire LR de l'arrondissement, lui, n'y va pas par quatre chemins: si le centre d'hébergement se fait, ce sera un nouveau "Sangatte", assure Claude Goasgen en référence au centre de la Croix-Rouge qui avait rassemblé jusqu'à 800 migrants à Calais, avant d'être fermé en novembre 2002. La pétition qu'a lancée l'édile, et qui trône dans le hall de la mairie, a réuni selon lui 40.000 signatures, sur les quelque 190.000 habitants que compte l'arrondissement.

"Quand je dis +nouveau Sangatte+, je n'exagère pas. On ne pourra pas empêcher des gens de venir s'installer", affirme le maire dans son vaste bureau.

"La nuit on a toutes les prostituées qui circulent... Ce n'est déjà pas très agréable. Je ne veux pas que ce soit un réservoir de gens en déshérence", assène l'élu.

Egoïstes, les habitants du XVIe? "Je ne suis pas un bourreau, j'ai proposé des contre-projets tout de suite", rétorque Claude Goasguen, évoquant l'ancien musée des arts populaires, ou des hébergements "sur des barges" sur la Seine.

Réhabiliter le musée nécessiterait un "désamiantage coûteux", balaie Dominique Versini, adjointe à la maire PS de Paris en charge de la Solidarité et de la Lutte contre l'exclusion, or "il y a des familles avec enfants qui dorment à la rue, il faut aller vite".

Elle en appelle à la solidarité de cet arrondissement, l'un des plus cossus de la capitale: "Sur les 9.700 places en hébergement d'urgence à Paris, il n'y en a que huit dans le XVIe", rappelle l'adjointe. "Il est normal que l'ensemble des arrondissements prennent leur part".

Face aux réticences, elle joue l'apaisement, vantant le "professionnalisme" de l'association de lutte contre l'exclusion Aurore qui gérera le centre, et l'esthétique du projet, des "blocs modulaires très jolis qui s'insèrent dans le paysage".

"Je comprends que pour le XVIe ce soit le choc de la découverte", ironise Mme Versini, "mais de Sangatte il n'y a point". En outre, le centre d'hébergement ne sera "pas dans la zone protégée du Bois de Boulogne".

"Dans le XVIe il y a aussi beaucoup de générosité, beaucoup d'humain", veut croire l'élue. Le président de la coordination pour la sauvegarde du Bois de Boulogne, lui, prévient: "on combattra jusqu'au dernier moment ce projet"

 

 

  • Article d'Olivier Faye, publié le 06/03/2016 dans Le Monde et sur www.lemonde.fr

A Paris, la peur des migrants émeut le 16e arrondissement


Dans le village gaulois du 16e arrondissement de Paris, on n’a pas de potion magique mais on a des avocats. « En pagaille », même, selon Claude Goasguen, le maire et député (Les Républicains) du secteur. Et quand des importuns veulent construire un centre d’hébergement d’urgence pour accueillir des migrants et des SDF, ils savent se mobiliser. Surtout lorsque des noms qui font peur fleurissent dans le débat : « Sangatte », « Calais »…

Sous la pression conjointe d’associations de riverains, un recours a été déposé devant le tribunal administratif contre le projet, annoncé en octobre 2015, dont le permis de construire doit être délivré d’ici quelques semaines. Selon M. Goasguen, qui manie l’emphase avec doigté, pas moins de trente avocats seraient à pied d’œuvre. « Ils trouveront bien quelque chose… », veut croire le maire, confiant dans la capacité de ses administrés.

L’objet du courroux ? Des préfabriqués en bois d’un ou deux étages, qui doivent être installés sur 120 mètres de long, allée des Fortifications, à la lisière ouest de Paris. Le lieu, prévu pour une période provisoire de trois ans, pourra accueillir jusqu’à 200 personnes, des célibataires et des familles qui auront composé le 115, le numéro d’urgence. Le coût estimé est de 4,8 millions d’euros.

(Suite dans l'article ci-dessous)

Les Articles de Presse parus
  • Article de Joffrey Vovos, publié le 18/02/2016 dans Le Parisien et sur www.leparisien.fr

 

Centre pour SDF du bois de Boulogne : Goasguen exige des explications

Taxé de mollesse par ses administrés, il veut montrer qu’il prend « le problème » à bras-le-corps. Claude Goasguen, le maire (LR) du XVIe, a sommé mercredi la maire (PS) de Paris Anne Hidalgo de venir « expliquer » aux habitants de son arrondissement son projet de centre pour SDF.

Echange d’amabilités : l’Hôtel de Ville a déploré ce jeudi « les contre-vérités » de l’élu, affirmant qu’une réunion publique associant les riverains est « prévue de longue date » le mois prochain, sans toutefois préciser encore l’adresse et le jour exacts.

Le Conseil de Paris a voté en décembre la création, dans l’allée des Fortifications, en lisière du bois de Boulogne (XVIe), d’un espace où seront accueillies 200 personnes — 100 en famille et 100 isolées — orientées par le Samu social. Financées par l’Etat (4 M€) et la Ville (800 000 €), ces cinq petites constructions modulaires doivent ouvrir au printemps pour cinq ans et seront gérées par une association spécialisée.

« De graves préoccupations en matière de sécurité »

Le projet soulève « de graves préoccupations en matière de sécurité publique », affirme Claude Goasguen, qui insiste sur le fait que le centre « se trouverait à proximité immédiate de la piscine d’Auteuil, fréquentée par de nombreux établissements scolaires, et à une soixantaine de mètres des habitations ». L’Hôtel de Ville se veut rassurant : « Une équipe de travailleurs sociaux sera présente sur place 24 heures sur 24 pour assurer l

a gestion de ce centre et veiller à ce qu’il n’y ait aucune nuisance pour les habitants. »

Lors d’une réunion publique sur le dossier, organisé il y a dix jours à son initiative, Claude Goasguen avait été chahuté par ses administrés, bien décidés à le pousser à aller au charbon. Mercredi, l’ancien ministre a redit son « opposition catégorique » à ce qu’il considère comme une « atteinte » au bois de Boulogne, site classé. D’après lui, l’installation de cet établissement constituerait un « précédent inacceptable en contradiction avec toutes les directives » de l’Etat et la Ville.

Là encore, la mairie centrale s’inscrit en faux. Un « effort particulier a été fait », selon elle, pour que les bâtiments s’intègrent bien. Pour preuve de ce qu’elle avance, elle rappelle que le projet a reçu le feu vert de la commission des sites et du ministère de l’Environnement.

 

Les Articles de Presse parus

Camp de migrants dans le XVIe : une «provoc’» pour les riverains

REPORTAGE - Dans l’ouest parisien, les quartiers de Ranelagh et de La Muette s’inquiètent de la construction d’un camp composé de cinq bâtiments en bois, qui devrait accueillir 200 migrants et SDF.

«Vous rigolez? Des logements pour migrants ici, c’est impossible», s’étonne un riverain qui promène paisiblement son chien sur les chemins de l’allée des Fortifications, qui jouxte le boulevard des Maréchaux (XVIe arrondissement). Comme lui, il reste encore des habitants de Ranelagh et de La Muette qui ne sont pas - encore - au courant du projet de la mairie de Paris pour leur quartier... Et pourtant! La maire Anne Hidalgo a l’ambition de faire construire cinq bâtiments en bois provisoires, en lisière du bois de Boulogne, à deux pas de l’hippodrome d’Auteuil et des jardins du Ranelagh, comme le rapportait Le Figaro en décembre dernier.

Pourquoi cette construction ? Pour accueillir de 200 à 300 migrants et sans-abris qui sont actuellement en attente d’un statut de demandeur d’asile. Pour Hidalgo, il s’agit d’une nouvelle initiative qui prône la mixité sociale. Problème: dans ce paisible quartier résidentiel où habitent des familles plutôt aisées, le projet a évidemment du mal à passer... Depuis l’annonce du projet, en octobre dernier, la mairie du XVIe et les riverains se sont élevés en bloc pour protester.

«La moindre des choses quand il s’agit d’un projet pareil, c’est de se concerter entre élus politiques concernés, et ne pas prendre sa décision seule. C’est pourtant ce qu’a fait madame la maire», se désole Sylvie, une habitante du quartier. Elle n’est pas la seule à être désolée. Plusieurs pétitions circulent actuellement, dont une qui revendique plus de 50.000 signataires.

«La mairie de Paris considère le bois de Boulogne comme une réserve foncière. Ce projet est une énorme erreur !»Claude Goasguen, maire du XVIe arrondissement de Paris.

Pour le moment, le permis de construire n’a toujours pas été délivré. «Mais la mairie de Paris est bien décidée à construire ces bâtiments durant le mois de février prochain», précise au Figaro la mairie du XVIe arrondissement. Dans le quartier, difficile de trouver des habitants qui encouragent ce projet. «Personne ne comprend la logique... Ce quartier est aux antipodes de leur culture, de leurs habitudes de vie. C’est une question de bon sens. C’est de la provoc’ pure et simple, la mairie de Paris veut faire un exemple de mixité sociale», suppute Cécile, qui habite rue de Franqueville à deux pas du futur camp. Idem pour André, qui «comprend le projet» et le soutient dans l’absolu, mais trouve son emplacement complètement illogique...

«C’est un quartier calme, familial, où les enfants se retrouvent pour jouer dehors. Avec les choses affreuses qui se passent en Europe en ce moment, comment pouvons-nous être rassurés?», questionne Danièle, une mère de famille. Nul besoin d’habiter le quartier pour se plaindre. «Moi je n’habite pas ici, mais je viens y travailler. Et avec ce camp, ça va être une vraie galère pour se garer», se plaint Astrid. Une vraie galère pour se garer? Oui, car la construction a de grandes chances d’être érigée à même l’allée des Fortifications, selon la mairie du XVIe. Une artère idéale pour garer son véhicule. Si le projet voit le jour comme prévu, il faudra donc aller voir ailleurs...

Claude Goasguen, le maire du XVIe arrondissement, ne cache pas son agacement. «Je n’ai pas reçu le moindre coup de téléphone de madame Hidalgo afin que l’on discute de tout ça, explique-t-il au Figaro. La mairie de Paris considère le bois de Boulogne comme une réserve foncière. Ce projet est une énorme erreur, et un stupide buzz médiatique. J’ai proposé d’autres lieux plus adéquats, mais personne ne semble disposé à discuter...»

  • Article d'Eloïse Lenesley, publié le 21/12/2015 sur www.causeur.fr

 

Le Bois de Boulogne transformé en camp de réfugiés

Avec Anne Hidalgo, Paris a écopé de la peine capitale. Celle qui condamne une ville à un saccage méthodique, parcelle après parcelle, au nom d’une idéologie hautement radioactive dont le cheval de bataille, la mixité sociale, se plaît à envahir les quartiers chics. Ainsi, le Conseil de Paris vient de valider un projet surréaliste de camp provisoire de migrants(pudiquement appelés « sans-papiers et sans-abri » par la mairie de Paris), dans cinq bâtiments préfabriqués érigés sur le site classé du Bois de Boulogne. « On ira devant les tribunaux, je n’ai pas de leçon à recevoir des thuriféraires des goulags ! », tonne Claude Goasguen, le maire excédé du 16e, dont l’arrondissement est devenu la cible privilégiée d’Anne Hidalgo et de son adjoint communiste au logement, Ian Brossat, qui entendent casser les « ghettos de riches » coûte que coûte. Et en l’occurrence, l’addition risque d’être salée. Depuis une dizaine d’années, les pétitions et recours d’associations de riverains bloquent systématiquement les constructions d’ensembles sociaux. Tel le projet, datant de 2009 et sans cesse repoussé, de 135 logements sur une friche de 4 500 m2 avenue du Maréchal Fayolle, porte Dauphine.

Pour contourner les réticences, la maire de Paris exerce son droit de préemption sur des immeubles vétustes ou des appartements à l’unité, afin de les réhabiliter en HLM, quitte à payer le mètre carré au prix fort. Comme l’a fait remarquer Cécilia Durieu, secrétaire nationale LR, « Pour un logement social proche des Champs-Élysées, on pourrait en livrer dix en région parisienne ». Oui mais. La manœuvre permet à l’édile de bichonner son aile gauche et d’implanter, dans des arrondissements traditionnellement à droite, un nouvel électorat dont le vote lui sera acquis. Récemment, trois immeubles sociaux ont été inaugurés à quelques encablures de la place Vendôme, du Palais-Royal et du faubourg Saint-Honoré : en tout, 51 appartements pour la modique somme de… 16,5 millions d’euros aux frais de la collectivité, soit environ 323 500 euros par logement HLM, alors que la moyenne s’établit généralement autour de 180 000 euros. Pour atteindre son faramineux quota de 30 % de logements sociaux d’ici à 2030, Anne Hidalgo lorgne aussi 100 000 chambres de bonne vides des beaux quartiers de l’ouest parisien, 250 000 m2 de bureaux inoccupés (nichés pour la plupart dans des bâtiments haussmanniens et Art déco du 8e, 9e et 6e), ou encore les possibilités de surélévation d’immeubles existants. Paris défiguré, Paris massacré, Paris dénaturé, c’est pour bientôt.

La démagogie vivre-ensembliste du procédé, consistant à culpabiliser et à montrer du doigt les méchants privilégiés qui ne veulent pas de la proximité des pauvres, passe évidemment sous silence les inextricables problèmes d’insécurité qui se déploient dans les secteurs de la capitale à forte concentration HLM. Même les quelques immeubles sociaux du 16e ne sont pas épargnés : la rue de Boulainvilliers, près de la Maison de la Radio, voit défiler trafics de drogue, bagarres et agressions. « Il est urgent que la Ville de Paris et Paris Habitat prennent les mesures adéquates et expulsent ces voyous, ce que nous demandons depuis de nombreuses années », s’impatiente Claude Goasguen. On comprend le peu d’empressement des riverains à accueillir d’autres HLM, sans parler de la dévaluation mobilière qui peut en résulter pour le parc privé environnant. Malgré les pétitions de ses locataires et les plaintes qui s’amoncellent sur ses bureaux, le plus gros bailleur social de la ville se fige dans l’immobilisme. « On ne peut rien y faire, nous n’avons aucun pouvoir, ce n’est pas nous qui décidons des gens qui sont logés dans les HLM », se justifie un responsable de sa direction territoriale Paris sud-ouest, qui gère les 7e, 14e, 15e, et 16e. Une excuse un peu faiblarde de la part d’un organisme qui donne rarement suite aux réclamations des locataires et qui a refusé pendant des lustres l’installation de vidéosurveillance dans les halls de ses immeubles les plus anxiogènes, en dépit des demandes répétées de certains maires, comme Philippe Goujon dans le 15e. Le versant sud du plus grand arrondissement de la capitale connaît une délinquance exponentielle depuis l’aménagement de nombreux ensembles HLM : la tristement célèbre cité des Périchaux.

À Balard, la cité Modigliani a pris le même chemin tandis que le parc André Citroën est un repaire de dealers, au point que les commerçants, exaspérés par les bastons et les incivilités, ont adressé une pétition cet été à la municipalité. Les parties communes de certains HLM sont dégradées, souillées d’urine et de détritus, et les troubles de voisinages récurrents avec l’arrivée de nouvelles populations en provenance de quartiers « sensibles », imposées par la mairie de Paris. Même constat dans le 14e, du côté des rues de l’Ouest ou des Plantes. Le 14-Juillet, le secteur Pernety a été le théâtre de violentes émeutes urbaines. « La vie est un enfer pour les habitants. Deal, trafic, dégradation. Il faut agir », s’alarmait alors la conseillère d’arrondissement Marie-Claire Carrère-Gée. La même nuit, une vingtaine de voitures ont brûlé dans le 16e, d’autres ont subi le même sort dans le 15e mais aussi le 17e, où l’insécurité s’aggrave vers la porte de Clichy. D’où la frilosité des habitants à voir sortir de terre 400 logements sociaux sur le site de l’ancien hôpital Saint-Vincent-de-Paul dans le 14e et plusieurs tours regroupant 1700 HLM sur la ZAC Batignolles dans le 17e. Et que dire du camp de Roms qui s’étend de jour en jour non loin de là, rue Belliard dans le 18e, mélange de favela, de dépotoir et de cour des Miracles ? Aurait-on vu un spectacle aussi surréaliste à Paris il y a encore quinze ans ? Prochaine étape : des migrants au bois de Boulogne, et ensuite ? Au jardin du Luxembourg, aux Tuileries, au parc Montsouris ? Et pourquoi pas place de l’Hôtel de Ville.

La démarche d’Anne Hidalgo est toxique et irresponsable. Toxique, parce qu’elle surfe sur une lutte des classes antédiluvienne et la haine du bourge ; parce qu’elle insinue qu’il est légitime que des foyers modestes et aisés bénéficient des mêmes habitations, au nom de l’égalitarisme, faute de pouvoir combattre la précarité et réactiver l’ascenseur social ; parce qu’elle contraint à cohabiter des catégories qui n’en ont, bien souvent, pas envie : les classes défavorisées se retrouveront pénalisées par le coût de la vie exorbitant des quartiers cossus, et mal à l’aise face aux familles bourgeoises qui les peuplent. Les résidents de longue date, qu’ils soient nantis ou fauchés, seront, eux, irrités par la présence de femmes voilées, en abaya, en boubou, de familles nombreuses exubérantes et de bandes de jeunes qui squattent les entrées d’immeubles.

Irresponsable, parce qu’elle va métastaser des situations d’anomie, de criminalité, d’incompatibilités culturelles, qui gangrènent déjà les banlieues. Rares sont les partisans de cette mixité qui savent ce qu’est la vie en HLM ; ils n’y connaissent généralement rien et se contentent d’ânonner qu’il est anormal d’y loger des ménages dont les revenus dépassent parfois le plafond légal. Peut-être. Mais ceux-ci se voient infliger un réajustement corsé, le SLS (supplément de loyer de solidarité), qui compense aussi les loyers au ras du plancher ou impayés d’autres locataires. Enfin, les immeubles HLM sont pour beaucoup des constructions bas de gamme, mal entretenues, voire en proie à des actes de vandalisme. On n’ose imaginer l’état de décrépitude d’un Paris truffé de 30 % de HLM au siècle prochain.

 

 

Levée de bouclier contre l’installation de migrants à la Muette

 

L’association des riverains du bois de Boulogne attaque la décision du conseil de Paris qui a approuvé l'ouverture au printemps d'un centre d'hébergement dans le très chic XVIe.

L’association des riverains du bois de Boulogne n’a pas attendu deux jours pour attaquer la décision du conseil de Paris, prise le 16 décembre, autorisant Anne Hidalgo à installer, en bordure du bois site classé et inconstructible, des bâtiments temporaires, emboitées les uns sur les autres, afin d’accueillir au minimum 200 réfugiés, migrants, voire des SDF, selon les versions successives de ses services de communication. Une convention d’occupation précaire du domaine public a été accordée pour 5 ans à Aurore, une association à but non lucratif.

Sans doute la maire de Paris a-t-elle voulu jouer un coup politique et mettre les rieurs de son côté en choisissant ce lieu, entre la porte de Passy et celle de la Muette, un des quartiers les plus huppés et les plus chers de Paris, pour installer ces abris provisoires, posés sur une route désormais fermée à la circulation, ainsi que la piste cyclable qui la longe. « C’est de la pure provocation » estime Christian Blanchard-Dignac, ancien président de la Française des Jeux, ancien directeur du budget, très actif dans le collectif « Sauvons le bois ». Ce proche d’Alain Juppé pense même que « la maire de Paris veut préparer le terrain pour créer des immeubles sociaux sur ce site, comme elle l’avait annoncé dans son programme ».

Crainte d'un nouveau Sangatte dans le bois

Comme on pouvait s’y attendre, la levée de bouclier a été immédiate dans ce ghetto de riches avec, par surcroît, une mobilisation des ambassades et représentations diplomatiques installées à proximité : en particulier l’ambassade de Russie. Tout le quartier est en émoi, à l’idée de voir la valeur des biens immobilier s’effondrer, mais aussi par crainte de voir fleurir un nouveau Sangatte dans le bois de Boulogne, créé par Napoléon III pour les loisirs des parisiens : « C’est un lieu unique de promenade publique et de détente sportive », indique l’association des riverains du bois de Boulogne. Ceux-ci sont convaincus qu’on passera vite de 200 à 2.000 migrants, que des tentes seront installées partout dans le bois, que la sécurité n’y sera plus assurée.

Aussitôt accusé par la mairie de Paris d’égoïsme de classe, Christian Blanchard-Dignac a flairé le piège. Il réfute donc toute opposition au principe d’accueillir des réfugiés politiques, tout en indiquant que d’autres solutions existent, plus pérennes, y compris dans le 16ème arrondissement de Paris. Ce que confirme Claude Goasgen, maire (LR) de l’arrondissement qui assure à lui seul 16% des recettes fiscales de la ville de Paris.

Les riverains se placent donc sur d’autres terrains, écologiques et juridiques. Ils s’étonnent du vote, par les verts du conseil de Paris, de la fermeture d’une piste cyclable très fréquentées. Ils font remarquer que les bâtiments provisoires seront installés dans un lieu où il n’y a aucun raccordement, pas de tout à l’égout, etc. Ils se demandent comment et par qui ces équipements ont été achetées. Tous les recours vont être déposés, mais leur principal espoir réside dans le fait que la signature de la ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal, est indispensable pour la cession, même provisoire, du domaine public dans une zone inconstructible. Et Ségolène Royal a prouvé qu’elle pouvait s’impliquer à fond dans ce type de dossier, comme l’a prouvé, pas très loin, l’affaire des serres d’Auteuil qu’elles voulaient sauver. Mais c’est Anne Hidalgo qui avait emporté ce duel.

 

 

  • Article de Delphine de Mallevoüe, publié le 14/12/2015 dans Le Figaro et sur www.lefigaro.fr

Un camp pour migrants et SDF au bord du bois de Boulogne

Deux cents places sont prévues dans cinq bâtiments provisoires. Le projet, défendu par Anne Hidalgo, provoque l'exaspération des riverains et de la mairie du XVIe arrondissement, qui vont s'y opposer.

«Un Sangatte au cœur du 16?!, s'éberlue Marine, une riveraine du bois de Boulogne. Si ça, c'est pas une chimère idéologique…» Depuis octobre, le projet d'Anne Hidalgo, maire de Paris, d'installer un camp d'hébergement d'urgence au cœur du XVIe arrondissement de Paris, galvanise l'ire des riverains et de la mairie du XVIe, vent debout contre ce centre et auteurs d'une pétition de plus de 50 000 signataires. L'élue, chantre de la mixité sociale, a décidé de mettre à la disposition de l'État un terrain municipal pour héberger «200 personnes à la rue». Des migrants, a-t-on dit au début, «des SDF», rectifie aujourd'hui Anne Hidalgo. Or ce camp se trouve sur un site classé aux monuments historiques depuis 1957: le bois de Boulogne, sur l'allée des Fortifications, face à l'hippodrome d'Auteuil, près du Musée Marmottan et du square du Ranelagh.

(La suite sur l'article ci-dessous)

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